Myélome

Écrit par les experts Ooreka

Il existe plusieurs types de tumeurs malignes :

Chacune de ces tumeurs affecte l'organisme à sa manière, le myélome touchant en premier la moelle osseuse.

Le myélome : une tumeur maligne de la moelle osseuse

Le myélome est également connu sous le nom de maladie de Kahler. Il prend également le nom de myélome multiple car il touche presque systématiquement plusieurs régions simultanément.

Définition du myélome

On recense environ 5 000 nouveaux cas de myélomes par an en France (125 000 personnes dans le monde). Ils représentent 1 % des cancers (30 000 personnes concernées) et ils font partie des maladies orphelines. Les myélomes touchent essentiellement les personnes ayant plus de 60 ans et un peu plus d'hommes que de femmes.

Les myélomes sont des proliférations cancéreuses malignes qui font leur apparition dans la moelle osseuse (là où notre sang est fabriqué). Ils font donc partie des cancers hématologiques (comme les leucémies) puisqu'ils se développent à partir des cellules qui gèrent l'hématopoïèse (fabrication des cellules sanguines). Ils représentent entre 15 et 20 % des pathologies hématologiques malignes dans le monde.

Développement du myélome

Les myélomes se développent dans le tissu osseux et se composent de nombreux plasmocytes (des cellules issues des lymphocytes B chargées de produire des anticorps) devenus anormaux. Ceux-ci se développent et hyperproduisent une variété précise d'anticorps : les immunoglobulines. Les immunoglobulines sécrétées par les plasmocytes vont progressivement détruire le tissu osseux.

En fonction du myélome, les plasmocytes produiront soit une immunoglobuline G (dans 70 % des cas), soit une immunoglobuline A (30 % des cas). Ils se multiplient de façon incontrôlée et envahissent la moelle.

Il s'agit donc d'un cancer qui va détruire l'os et qui va mettre en place un réseau vasculaire pour pouvoir continuer à se développer.

Symptômes du myélome multiple

Même si la plupart des myélomes sont découverts par hasard à l'occasion d'un examen de routine, celui-ci est généralement mené à cause :

  • d'une fatigue associée à une anémie : les plasmocytes perturbent la production des globules rouges ;
  • d'une infection : la présence d'une immunoglobuline en excès inhibe la production des autres qui ne peuvent plus lutter contre les agents pathogènes ;
  • de douleurs générées par la destruction osseuse ;
  • parfois de lésions osseuses (fractures voire fractures spontanées dans les cas graves) ;
  • d'une hypercalcémie (excès de calcium dans le sang) ;
  • d'une insuffisance rénale provoquée par un dépôt d'anticorps dans les reins ;
  • de troubles neurologiques (en cas de fracture vertébrale, de tassement).

Le pronostic du myélome est assez mauvais puisqu'il entraîne à lui seul 2 % des décès par cancer. La survie moyenne est de 5 ans mais elle peut chuter si la maladie est prise en charge à un stade de cancer avancé. En 2015, on recensait près de 90 000 décès dus au myélome dans le monde.

Traitement du myélome

Le traitement le plus efficace du myélome est l'immunothérapie. Elle associe le Daratumumab à une bithérapie comprenant le lénalidomide et la dexaméthasone, un corticostéroïde. Le Daratumumab est un biomédicament qui cible la protéine CD38, très présente dans les cellules en cas de myélome multiple. Ce traitement entraîne une destruction rapide des cellules tumorales par apoptose (mort cellulaire programmée).

Depuis fin 2015, l'Agence européenne des médicaments a accordé une autorisation de mise sur le marché européen à 4 autres nouveaux biomédicaments : le panobinostat, l'ixazomib, le carfilzomib et l'elotuzumab. « Malheureusement, aucun de ces médicaments, pourtant reconnus comme efficaces, n'est aujourd'hui officiellement disponible en France », indique l'Association française des malades du myélome multiple (AF3M) dans un communiqué. Ils sont en revanche disponibles en Belgique, en Espagne, en Italie et en Allemagne.

De nouveaux médicaments anticancéreux, les BH3 mimétiques, ont également été mis au point récemment. Ils interviennent sur le mécanisme d'apoptose (mort cellulaire programmée qui devrait en principe entraîner la destruction des tumeurs) afin de le refaire fonctionner normalement. Cette nouvelle approche permet de traiter 25 % des tumeurs malignes, dont les myélomes multiples.

Cette combinaison permet de réduire de 63 % le risque de progression de la maladie ou de décès en comparaison à la bithérapie (traitement de référence) sans immunothérapie complémentaire. Néanmoins, ce traitement n'est proposé que dans un second temps chez les patients atteints d'un myélome multiple ayant déjà bénéficié d'un traitement de première ligne (pour lequel moins de 10 % des patients obtiennent une réponse complète). Avec cette approche, le temps de survie moyen est de 13,5 mois et le taux de rémission est plus que doublé : 43 % avec l'immunothérapie contre moins de 20 % sans elle.

Du point de vue des effets secondaires (qui apparaissent essentiellement après la première perfusion), on retrouve surtout une neutropénie (52 % des cas) et une anémie (15 %), de la diarrhée ou de la constipation, de la fatigue, des infections respiratoires (pneumonie dans 8 % des cas) et des spasmes musculaires.


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