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Les progrès en médecine permettent aujourd'hui de définir les facteurs qui favorisent le cancer, de déterminer son évolution et, dans la plupart des cas, de le traiter. On sait notamment qu'il existe des origines infectieuses, héréditaires, émotionnelles ou autres, qui peuvent fragiliser l'état de santé et donc favoriser le développement de cellules cancéreuses.

Causes du cancer : les agents physiques

L'exposition à des éléments cancérigènes, tels que des aliments, des polluants ou des substances chimiques, est un facteur reconnu dans le développement des maladies.

Inversement, selon une étude publiée dans Jama Internal Medicine, le fait de manger régulièrement des aliments bio réduirait de 25 % le risque de cancer. L'étude relève même une réduction de 34 % de risques de cancer du sein chez les femmes ménopausées et de 76 % des risques de lymphome.

Parmi les éléments susceptibles de favoriser l'apparition des cancers, il faut citer certains agents physiques, au premier rang desquels se trouvent les rayons ultraviolets solaires (UVA et UVB). Ceux-ci, rencontrés lors d'une exposition au soleil par exemple, seraient responsables de l'apparition de la grande majorité des mélanomes (cancers de la peau).

Par ailleurs, les radiations ionisantes émises par les déchets nucléaires ou les radiographies utilisées en imagerie médicale sont dangereuses à forte dose. Elles peuvent notamment entraîner des leucémies ou des cancers des os.

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Causes du cancer : l'hygiène de vie

Des études prouvent que dans les pays en voie de développement, où un mode de vie industrialisé s'installe, le taux de cancers associés à des facteurs de risque alimentaires et hormonaux explose. Il y a donc fort à parier que notre mode de vie occidental participe grandement à l'apparition des cancers (tout comme on sait qu'il participe à l'apparition de nombreuses maladies chroniques).

Cela s'explique notamment par l'hygiène de vie, particulièrement la consommation d'alcool, tabac, etc., par le régime alimentaire (d'où l'émergence d'un réel marché des aliments anti-cancer). Ainsi, par exemple, on observe que le risque de cancer augmente avec l'obésité (en particulier le cancer du sein post-ménopausique, le cancer de l’utérus, celui du côlon et celui de l’œsophage) et on note une aggravation du pronostic de certains cancers chez les personnes obèses (cancer du sein et de la prostate). Rappelons que l'obésité suit un gradient social, les personnes les plus défavorisées ayant une prévalence plus élevée.

De plus, on note que la protéine mTOR (mamalian Traget Of Rapamycine) est stimulée par une alimentation trop riche en sucre, en graisses saturées et en laitages. Or, cette protéine joue un rôle essentiel dans la croissance et la prolifération des cellules (y compris cancéreuses). À titre d'exemple, des études montrent qu'on retrouve une activité élevée de mTOR dans plus de la moitié des cancers du sein et dans quasiment tous les cancers de la prostate de stade avancé.

La survenue de cancer s'explique aussi par l'exposition à des toxines environnementales présentes au quotidien (gaz d'échappement, amiante, bisphénol A, etc.). Plusieurs études révèlent par exemple que les colorations capillaires à répétition favoriseraient le développement de leucémies et de cancers du cerveau, de la vessie et du sein.

Par ailleurs, le développement de certains cancers est favorisé par le manque d'exercice physique. En France, il a été responsable de 2 973 nouveaux cas de cancers en 2015 (source : Fiche repère. Nutrition et prévention des cancers, Institut national du cancer).

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Causes du cancer : causes infectieuses

Généralités

On le sait peu, mais certains virus, bactéries ou parasites peuvent augmenter le risque de développer un cancer.

Bien que cela soit particulièrement vrai dans les pays en voie de développement, les pays industrialisés ne sont pas en reste avec environ 15 % des cancers qui seraient liés à des agents infectieux.

Ainsi, des chercheurs ont retrouvé des bactéries d'origine parodontales (des bactéries présentes en cas de parodontites) dans les tumeurs cancéreuses du pancréas, du cancer du sein et, plus logiquement, du cancer de l'estomac.

Exemple du VIH

Si l'on prend pour exemple le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), responsable du sida, on constate que celui-ci, en affaiblissant considérablement notre système immunitaire, permet aux cellules cancéreuses de se développer.

Ainsi, le VIH est en partie responsable de cancers du foie, des sarcomes de Kaposi, des lymphomes (les ganglions lymphatiques concernés interviennent directement au niveau immunitaire). On note par ailleurs que les fumeurs séropositifs présentent 24 % de risques en plus de développer un cancer du poumon. De plus, dans cette population, le taux de mortalité par cancer pulmonaire est dix fois plus élevé en moyenne.

Autres virus causant le cancer

Les virus régulièrement impliqués dans certains types de cancers sont ceux de l'hépatite B et de l'hépatite C. En effet, ils favorisent la survenue d'infections hépatiques elles-mêmes responsables de cancers du foie.

Citons également (par ordre croissant de fréquence)  :

  • les infections à Opisthorchis viverrini, Clonorchis sinensis et Schistosoma haematobium ;
  • l'Epstein Barr Virus (EBV) lié aux lymphomes et carcinomes naso-pharyngés ;
  • l'herpès Virus 8 (HHV-8) favorisant le sarcome de Kaposi ;
  • le cytomégalovirus (CMV) responsable de certains cancers colorectaux ;
  • le virus de l'hépatite B (HBV) et celui de l'hépatite C (570 000 cas sur 787 000, soit 73,4 %) ;
  • le papillomavirus (HPV de types 5, 16, 18, 31, 33, 39, 45, 51, 52, 56, 58 et 59), très répandu chez les jeunes femmes (il est responsable de 50 % des cancers attribuables à une infection pour les femmes dans le monde), qui est à l'origine de 100 % des cancers du col de l'utérus (560 000 cas, dont 3 000 chaque année en France), voire de certains cancers de l'oropharynx ;
  • l'Helicobacer pylori, impliqué dans la plupart des cancers de l'estomac (730 000 cas sur 820 000, soit 89 %).
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Causes du cancer : causes émotionnelles

Les causes émotionnelles du cancer sont à envisager.

Certaines thérapies se basent presque uniquement sur celles-ci pour venir en aide aux patients. C'est le cas du décodage biologique des maladies.

Dans cette approche, on considère qu'un cancer est consécutif à un choc émotionnel inattendu, vécu de façon dramatique, vécu dans l'isolement, sans solution immédiate.

Le décodage biologique des maladies s'appuie sur l'idée que chaque organe est associé à un ressenti. En cas d'insatisfaction, de frustration, de crainte, etc., le corps manifeste le problème : il somatise.

En fonction du choc et du ressenti du patient, le cancer commencerait à se développer dans tel ou tel organe (par exemple un cancer du côlon en cas de « sale coup », de « crasse » qu'on ne parvient pas à digérer – à accepter – et à évacuer – ne plus y penser).

Par ailleurs, il est communément admis que le stress entraîne une baisse de l'immunité.

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Causes du cancer : causes pathologiques

Quelques maladies s'accompagnent d'un risque élevé de développer un cancer.

En fonction de la pathologie, on observe soit l'apparition d'une tumeur maligne, soit des pathologies exemptes de tumeurs, mais qui ont de fortes chances de se transformer en cancer (polypes au côlon par exemple).

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Causes du cancer : causes médicamenteuses

Les hormones de synthèse jouent un rôle important dans l'apparition de certains cancers : on a constaté que les déséquilibres hormonaux pouvaient être à l'origine de tumeurs neuro-endocrines diverses. En effet, certains cancers semblent se nourrir des hormones.

Cela a notamment été mis en évidence avec les cancers du vagin, qui se sont multipliés chez les filles nées de mères ayant pris du diéthylstilbrestrol (des œstrogènes) au cours du premier trimestre de leur grossesse.

De même, l'utilisation d'œstrogènes chez des femmes ménopausées augmente significativement le nombre de cancers du corps de l'utérus (proportionnellement à la dose et à la durée d'utilisation).

Signalons également d'autres réactions plus surprenantes, notamment avec l'allopurinol (un médicament hypo-uricémiant destiné à lutter contre la goutte) qui, utilisé pendant plus d'un an, serait associé à une augmentation de 20 % du risque de cancer du sein, du col de l’utérus, de l’endomètre, de la prostate ou encore à une leucémie ou à un lymphome non hodgkinien.

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