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Les dioxines, au même titre que les polychlorobiphényls (PCB), sont des polluants organiques persistants (POP) dans l’environnement qui sont insolubles dans l’eau et qui s’accumulent tout au long de la chaîne alimentaire. Or les dioxines sont des perturbateurs endocriniens responsables de nombreux troubles. Mais quelles sont les sources de dioxines ? Quelles pathologies peuvent-elles provoquer ? Apprenez-en davantage sur ces substances de plus en plus présentes dans notre environnement.

Les dioxines : caractéristiques

Un terme générique

D’un point de vue strictement chimique, la dioxine prend le nom de « 2, 3, 7, 8-tétrachlorodibenzo-p-dioxine » (TCDD), mais le terme générique que l’on utilise fait référence à plusieurs familles chimiquement proches : les polychlorodibenzodioxines (PCDD), les furanes (polychlorodibenzofurane ou PCDF) et les polychlorobiphényles (PCB).

Des polluants nocifs et persistants

Les dioxines sont des polluants particulièrement nocifs qui sont peu volatils, peu solubles dans l’eau, mais qui possèdent une importante stabilité chimique, de sorte qu’ils sont très présents dans l’environnement.

Les dioxines sont des polluants dits persistants car, une fois dans l’organisme, ils y restent très longtemps (entre 7 et 11 ans). Cela est dû à la fois à leur stabilité chimique et à leur capacité à être absorbés par les graisses dans lesquelles ils vont rester stockés, avant de causer de nombreux dégâts au sein de plusieurs organes et d’affecter différents systèmes.

Origine des dioxines

Les dioxines sont issues des processus de combustion. Ainsi, certains phénomènes naturels peuvent être à l’origine de la production de dioxines : c’est le cas des éruptions volcaniques ou encore des feux de forêts.

Mais les dioxines sont essentiellement issus de divers procédés de fabrication tels que :

  • la métallurgie (cuivre et acier) ;
  • le blanchiment au chlore des pâtes à papier ;
  • la production des herbicides et des pesticides ;
  • l’élimination des huiles industrielles usagées chargées en PCB et surtout en PCDF (qui doivent être prises en charge comme des déchets dangereux et détruites à haute température) ;
  • les incinérateurs d’ancienne génération pour éliminer les ordures ménagères (y compris les déchets hospitaliers) ;
  • le chauffage résidentiel (combustion du bois).

Produites localement, les dioxines sont ensuite répandues sur l’ensemble du globe. Ainsi, selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), on en retrouve dans le monde entier et dans pratiquement tous les milieux.

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Exposition à la dioxine

La quasi-totalité de l’exposition humaine à la dioxine (90 %) est due à l’alimentation : les viandes consommées par les humains, de même que les produits laitiers, les œufs, certaines huiles, les poissons ou encore les fruits de mer sont chargés en dioxine.

Plus on monte dans la chaîne alimentaire, plus les concentrations en dioxines augmentent (elles s’accumulent dans l’environnement, chez les plantes et les animaux, pour finir chez l’homme).

Les teneurs en dioxine sont par exemple élevées dans la graisse et les pelures d’agrumes utilisées dans la production d’aliments pour animaux. Ainsi, on les retrouve fatalement dans nos assiettes, malgré des contrôles de qualité au cours de la production, de la transformation et de la distribution.

Il est presque impossible, aujourd'hui, d’échapper aux dioxines : la plupart d'entre nous y sommes même quotidiennement exposés.

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Risques liés à la dioxine

En cas d’exposition prolongée

Les dioxines sont des substances très toxiques responsables de nombreux problèmes. En cas d’exposition prolongée, elles entraînent :

En cas d’exposition brève

En cas d’exposition brève mais à de fortes concentrations de dioxine, on peut observer des lésions cutanées, notamment la chloracné (apparition de taches sombres sur la peau) ou des troubles hépatiques.

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Prévention contre l’exposition aux dioxines

L’exposition régulière mais à de faibles doses que subissent tous les êtres humains n’entraîne généralement pas de problèmes de santé. Pour autant, la toxicité des dioxines est telle qu’il est essentiel de faire en sorte d’abaisser ce taux d’exposition.

L’idéal reste d’éviter la production de dioxine à la source, c’est à dire de faire en sorte de limiter sa formation au cours des processus industriels. Ainsi, seuls les gouvernements, les collectivités et les industriels peuvent réellement agir.

Cependant, il est possible de faire en sorte de réduire même légèrement sa propre exposition à la dioxine en :

  • consommant des produits laitiers allégés en matières grasses et des viandes dégraissées (puisque la dioxine est stockée dans les tissus adipeux) ;
  • consommant des quantités suffisantes de fruits, de légumes et de céréales.

Chez les femmes enceintes, cela permet de réduire l'exposition de enfant pendant la grossesse et l'allaitement.

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