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Le cancer du vagin est très rare : il représente environ 2 % des cancers gynécologiques, soit 600 à 700 cas par an. Il survient le plus souvent chez des patientes âgées de plus de 70 ans. Ce cancer a un meilleur pronostic si la femme est jeune, et lorsqu'il est détecté et pris en charge précocement.

Symptômes du cancer du vagin

Le cancer du vagin est le plus souvent découvert par des saignements vaginaux en dehors des règles (métrorragies) spontanés ou provoqués. Il s'agit alors d'un traumatisme direct de la tumeur. Plus rarement, les symptômes qui amènent la femme à consulter sont des pertes vaginales (leucorrhées), des douleurs vaginales ou du bas-ventre, des ganglions au niveau de l'aine ou exceptionnellement une masse vaginale.

En cas de cancer vaginal évolué, une difficulté à uriner ou à aller à la selle, du sang dans les urines, un caillot dans les veines pelviennes, un œdème d'un membre inférieur ou encore une fistule recto-vaginale ou vésico-vaginale peuvent apparaître.

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Facteurs de risque du cancer du vagin

Les facteurs de risque du cancer du vagin sont essentiellement infectieux et mécaniques : 

  • une infection par les papillomavirus (HPV), les mêmes que dans le cancer du col de l'utérus (16 et 18 en particulier). Les femmes avec des antécédents de cancer du col ont un plus grand risque de développer un cancer du vagin après hystérectomie ;
  • une infection par le VIH ;
  • le tabagisme : c'est en fait un cofacteur de l’infection par le papillomavirus. La diminution de l’immunité liée au tabac entraîne un portage du virus plus long ;
  • une hygiène défectueuse ;
  • un prolapsus vaginal important et chronique ;
  • un antécédent de radiothérapie pelvienne.

L'hystérectomie a été considérée à tort comme facteur de risque.

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Diagnostic et pronostic du cancer du vagin

Le diagnostic du cancer du vagin repose sur différents examens.

L'examen gynécologique au spéculum peut permettre de dépister une lésion vaginale, le plus souvent une ulcération saignant au contact ou une tumeur bourgeonnante. La biopsie fera le diagnostic.

Un scanner de l'abdomen et du pelvis permettra d'évaluer une éventuelle extension de la maladie à d'autres organes. 

Une urographie intraveineuse (UIV) est utile pour rechercher une éventuelle compression des uretères. Cet examen consiste en l'injection de produit de contraste au niveau de l'appareil urinaire, montrant sa morphologie « de l'intérieur » à la radiographie. Le pronostic dépend presque exclusivement du stade du cancer : plus il est dépisté tôt, meilleur il est. Le jeune âge apparaît également comme un facteur pronostic favorable.

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Traitement du cancer du vagin

Le traitement du cancer du vagin est déterminé au cas par cas, il dépend notamment du stade auquel on découvre le cancer.

En cas de lésion très limitée, le traitement pourra consister en une vaporisation au laser des lésions, sous guidage au microscope.

La chirurgie dépendra de l'âge de la patiente, de la localisation du cancer et de son degré d'envahissement : chirurgie d'une partie ou de la totalité du vagin, ablation de l'utérus voire des ovaires, des ganglions pelviens (curage ganglionnaire).

En cas de lésion plus volumineuse ou très infiltrée, on peut utiliser la radiothérapie externe (irradiation de la zone) ou interne : positionnement d'une source radioactive au contact vaginal (curiethérapie). Ce type de cancer est peu sensible à la chimiothérapie.

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