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Dans le cadre du traitement de certains cancers, il est parfois nécessaire d'envisager l'élimination d'une membrane qui tapisse l'abdomen.

Faisons le point sur cette intervention chirurgicale : l'omentectomie.

Omentectomie : définition

L'omentectomie correspond à l'ablation, au cours d'intervention chirurgicale, de l'épiploon. Cette zone du corps humain est également appelée « omentum » et correspond à deux replis de la membrane qui protège les organes situés dans l'abdomen, le péritoine. Elle contient de la graisse en plus ou moins grande quantité. On distingue :

  • le petit épiploon, de l'estomac au foie ;
  • et le grand épiploon, situé entre l'estomac et le côlon transverse.

L'omentectomie est dite partielle lorsqu'une seule portion de l'épiploon est éliminée, totale lorsque le chirurgien la retire complètement.

L'omentectomie est généralement pratiquée chez des patients atteints d'un cancer au niveau d'un organe situé à proximité de l'épiploon, pour éviter qu'il ne s'y propage : elle est alors menée de manière préventive. Dans certains cas cependant, elle est proposée de manière curative, à un patient qui présente des métastases qui ont infiltré de cette région.

Cela concerne :

Une autre indication de cette intervention chirurgicale concerne les personnes souffrant d'un diabète de type 2 : l'omentectomie, en réduisant la quantité de tissus graisseux au niveau de l'abdomen, pourrait permettre à ces patients de retrouver une meilleure sensibilité à l'insuline, une des hormones impliquées dans la régulation du taux de sucre dans le sang.

Déroulement d'une omentectomie

L'omentectomie est généralement pratiquée en même temps que d'autres actes chirurgicaux, sous anesthésie générale. Par exemple, en cas de cancer gynécologique, elle peut s'accompagner d'un retrait des ovaires, des trompes utérines, de l'utérus... Il s'agit alors d'une intervention lourde, qui nécessite une hospitalisation de plusieurs jours.

Méthode

Elle peut être réalisée par l'intermédiaire d'une ouverture de l'abdomen (laparotomie) ou sous cœlioscopie : de petites incisions sont alors pratiquées pour permettre d'introduire une caméra et les instruments chirurgicaux. La première option est plus lourde que la seconde.

Risques

Les risques associés à cette intervention sont liés à l’anesthésie (risque de réaction allergique au produit utilisé), et également d'ordre infectieux. Elle peut également, dans de très rares cas, provoquer un iléus paralytique, c'est-à-dire un arrêt du transit intestinal. De manière exceptionnelle, l'intervention peut léser une structure environnante (perforation du duodénum par exemple, la première portion de l'intestin grêle).

Suivi

Lorsque l'intervention est pratiquée chez un patient atteint d'un cancer, elle peut être suivie par des séances de chimiothérapie pour optimiser les chances de guérison. Les conséquences du retrait de l'épiploon sur le long terme sont encore incertaines, car le rôle de ce tissu reste mal connu.