Activité physique contre le cancer

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L'activité physique présente des bienfaits à plus d'un titre. Concernant la santé, elle est reconnue comme le vecteur d'une meilleure santé et une alliée de taille contre de nombreux facteurs de risques de pathologies diverses : maladies cardio-vasculaires, diabète, ostéoporose, etc.

Zoom sur tous les bienfaits du sport en cas de cancer.

Qu'entend-on par activité physique ?

La première trace écrite parlant de l'activité physique comme pouvant être utilisée dans la prévention contre le cancer remonte à 1922 :

  • Différentes sources rapportaient indépendamment que les taux de mortalité de cancers masculins en Australie, Grande-Bretagne ou aux États-Unis diminuaient quand l'activité physique augmentait.
  • Depuis ce premier rapport, de nombreuses études épidémiologiques ont examiné la relation entre l'activité physique et le cancer. Aujourd'hui, il a été établi des conclusions pour le cancer du sein, le cancer du côlon et le cancer de l'endomètre.
  • Concernant d'autres cancers, les études ne sont pas suffisantes d'un point de vue méthodologique ou épidémiologique et demandent encore à être complétées.

On parle d'activité physique pour tout mouvement du corps qui produit une augmentation marquée de la dépense d'énergie par rapport à une situation de repos.

Elle ne se limite donc pas au sport mais concerne également tous les mouvements du quotidien et de la vie professionnelle.

Activité physique et cancer

Pratiqué au quotidien, le sport permet de réduire le risque de développer de nombreuses pathologies chroniques telles que les maladies cardio-vasculaires ou les cancers.

C'est aussi un moyen de lutter contre le surpoids et l'obésité, autres facteurs de risque des cancers.

Avant un cancer

À travers les études de cohortes, on a montré que l'activité physique est associée à :

  • une diminution du risque de cancer du côlon de 18 % chez l'homme et de 20 % chez la femme (plus généralement, les personnes en bonne condition physique verraient leurs risques diminuer de 61 %) ;
  • une diminution du risque de cancer du sein de 21 %, en particulier après la ménopause ;
  • une diminution du risque de cancer de l'endomètre de 26 % ;
  • une diminution significative (2,5 fois moins que chez les femmes ne pratiquant aucune activité physique) des risques de cancer du col de l'utérus, à raison d'au moins 30 minutes chaque semaine ;
  • une diminution de 77 % des risques de développer un cancer du poumon chez les personnes en bonne condition physique selon une nouvelle étude dont les résultats ont été publiés en ligne dans la revue Cancer.

Il existe d'autres cancers (cancer de la prostate, du rein et du pancréas) pour lesquels quelques publications suggèrent un rôle protecteur de l'activité physique mais les données restent pour le moment insuffisantes.

Inversement, le manque d'activité physique a été jugé responsable de 2 973 nouveaux cas de cancers en 2015 (source : Fiche repère. Nutrition et prévention des cancers, Institut national du cancer).

Activité physique pendant et après un cancer

La pratique d'une activité physique pendant le traitement s'avère bénéfique sur plusieurs points :

  • Réduction du niveau de fatigue (comparativement à l'absence de sport) d'environ 30 %, quel que soit le stade.
  • Amélioration de la qualité de vie : en améliorant le sommeil et l'image du corps.
  • Amélioration de l'état psychologique et émotionnel grâce à des traitements mieux tolérés et dont les effets secondaires sont diminués.
  • Amélioration de l'observance aux traitements.
  • Elle réduit la diminution de la masse musculaire, celle-ci pouvant augmenter la toxicité des chimiothérapies.
  • Augmentation du taux de survie et diminution de 50 % des récidives (chez les personnes en bonne forme physique, on obtiendrait un risque de décès réduit de 44 % en cas de cancer du poumon) ;
  • Amélioration des chances de guérison (le risque de décès suite à un cancer colorectal est ainsi diminué de 40 à 89 % grâce à l'activité physique).

Continuer à pratiquer une activité physique après la maladie a tout autant de bénéfices. Tout d'abord, cela permet de lutter contre le déconditionnement physique (diminution de la performance physique liée à la maladie et aux traitements).

Cela permet également de faciliter un retour à la vie sociale, familiale et/ou professionnelle tout en améliorant considérablement le moral.

Sport : quels mécanismes d'action ?

Plusieurs mécanismes biologiques sont impliqués et font encore aujourd'hui l'objet d'études scientifiques :

  • L'activité physique permet de prévenir le surpoids et l'obésité qui sont reconnus comme facteurs de risque de certains cancers ou pouvant augmenter le risque de récidive.
  • Elle permet de moduler la production de certaines hormones et de certains facteurs de croissance (insuline, IGF-1, leptine, adiponectine) qui interviennent dans la croissance tumorale.
  • Elle stimule le système immunitaire et accélère le transit intestinal et, ce faisant, réduit l'exposition de la muqueuse digestive aux agents cancérigènes issus de notre alimentation.

Au vu des bénéfices multiples d'une activité physique régulière sur la santé, celle-ci fait maintenant l'objet d'une promotion importante sur les plans nationaux et internationaux.

De nombreux outils d'information ont été conçus. Des programmes de recherche se penchent sur une évaluation plus quantifiée de l'impact du sport en prévention primaire, sur le taux de récidives et se développent sur d'autres types de cancers.

Pour approfondir :

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